4 bonnes raisons de recycler ses vêtements

Par :

Instants Brief

publié:  

05/08/2021

 à 11h00


Catégorie:  Ma transition écolo

Comment recycler ses vêtements ?

Pourquoi recycler ses vieux tissus ? Ce geste apparemment anodin pourrait, s’il était globalement appliqué, limiter fortement la pollution et les émissions de gaz à effet de serre. Mais il ne s’agit pas là de l’unique argument pour participer à cet effort d’économie circulaire. Dans cet article, je vous propose de découvrir 4 bonnes raisons de recycler ses vêtements.

1. Recycler pour désencombrer son dressing

Qui n’a jamais rêvé d’une armoire bien rangée ? De ne pas perdre 30 minutes chaque matin à chercher sa tenue du jour ? Recycler ses vêtements permet de faire du tri dans sa garde-robe – et son esprit.

Apprendre l’art du minimalisme

Avez-vous déjà entendu parler du minimalisme ? Cet art de la simplification extrême est un concept devenu à la mode ces dernières années. Et pour cause : ses défenseurs y voient un bon moyen de se défaire des choses superflues qui encombrent notre maison – et notre tête. Être minimaliste, c’est non seulement se débarrasser des choses matérielles qui nous sont inutiles, mais aussi et surtout apprendre à vivre avec moins. Beaucoup d’aspects positifs vont en découler, parmi lesquels : économie d’énergie, de temps et d’argent. En effet, combien de minutes – ou d’heures – avez-vous passé cette dernière semaine à trouver la tenue idéale ? N’en avez-vous pas éprouvé du stress ? Imaginez donc à quoi vous pourriez passer ce temps, si vous n’aviez pas autant de vêtements parmi lesquels choisir ! De plus, grâce au recyclage textile, vous ne gardez que ce que vous aimez : vous vous sentirez ainsi plus à l’aise, l’esprit apaisé.

Acheter uniquement selon ses besoins

Bien sûr, recycler ses vêtements ne doit pas conduire à en acquérir des centaines de nouveaux ! Si vous achetez en excès des habits dont vous n’avez pas besoin, c’est peut-être parce que vous êtes un acheteur compulsif. Mais, après tout, ne sommes-nous pas tous victimes de la fast-fashion ? Pour consommer de manière plus responsable, il faut d’abord détecter les causes de ces achats incontrôlés. Petit indice : il s’agit bien souvent d’une émotion négative (anxiété, colère, etc.) provoquée, par exemple, par le travail ou par sa vie de famille…

Le processus d’achat devient alors une catharsis, c’est-à-dire un mécanisme par lequel nous nous défaisons de nos sentiments négatifs. C’est pourquoi se débarrasser de ces comportements d’achat peut être long et difficile. Dans ce cas, je vous propose d’y aller par étapes : pourquoi ne pas commencer par acheter des vêtements en matière recyclable ou recyclée, plutôt que des vêtements neufs ? Les fabricants de tissus recyclés sont de plus en plus nombreux, ainsi que les marques proposant des habits issus du recyclage textile. Par ailleurs, les friperies proposent souvent des tenues d’occasion, peu chères et souvent en bon état.

2. Upcycler ses vêtements en de nouveaux habits de mode

Autre solution : si vous en avez assez de vos vieilles étoffes mais ne souhaitez pas vous en défaire, vous pouvez les réutiliser via l’upcycling. Je suis sûre que vous en avez déjà entendu parler : il s’agit de transformer de vieux textiles en habits de mode. Par exemple, un jean peut devenir un beau sac à main ou un short, tandis qu’une vieille chemise passée de mode se transformera en un tout nouveau chemisier. Si vous avez l’âme créative et êtes passionné(e) de couture, vous pourriez envisager de vous y essayer. Marre de ce vieux t-shirt un peu déformé ? Et si vous en faisiez un superbe vêtement de mode ? Les possibilités sont infinies et Internet croule sous les idées. Certaines marques proposent même désormais des habits issus de l’ucycling : vous pourriez être surpris par la qualité de ces derniers.

Surcycler ses vêtements

3. Recycler ses vêtements pour limiter le gaspillage et la pollution

Tout le monde a déjà entendu parler des déchets alimentaires, mais qu’en est-il des déchets textiles ? Ces derniers ne sont pas sans impact, car ils génèrent énormément de pollution. Pour lutter contre, il existe plusieurs solutions, et notamment : le recyclage des vieux tissus.

Les chiffres du gaspillage textile

En Europe, ce n’est pas moins de 4 millions de textiles qui sont jetés chaque année. Un chiffre colossal, qui rappelle les enjeux écologiques du recyclage. En France, à l’heure actuelle, seulement 2,5 kg de textiles sont recyclés par an et par habitant. En évitant la surconsommation et en n’achetant que l’essentiel, cela reviendrait à une économie de 114 € par logement et par an ! De quoi ajouter du beurre dans les épinards. Mais il n’y a pas que l’argent des ménages qui serait économisé en limitant le gaspillage !

Préserver les ressources naturelles est aussi un enjeu majeur de notre siècle. En effet, la mode est responsable dans le monde de 1,2 milliards de tonnes de CO2 émises dans l’atmosphère chaque année. Et je ne vous parle même pas de la consommation d’eau que cela génère, ainsi que de la pollution en microplastiques contenus dans nos habits ! En particulier, la culture du coton est l’une des plus polluantes au monde : 10 000 litres d’eau par kg cultivé. Avoir des textiles en coton recyclé permettrait de limiter fortement cet impact écologique. Vous l’aurez compris, il y a quantité d’actions à mener pour éviter cette pollution : le recyclage des TLC (textiles – linge – chaussures) en fait partie.

Les lieux pour le recyclage du textile industriel

C’est bien beau, tout ça, mais où jeter les textiles usagés pour recyclage ? Plusieurs solutions s’offrent à vous. Tout d’abord, il y a les bennes de recyclage de chiffons et habits, mises à disposition dans de nombreuses villes par Le Relais essentiellement. Mais vous pouvez également apporter vos jeans et vieux t-shirts à Emmaüs, au Secours Populaire, aux Restos du Cœur et à d’autres lieux de charité qui se feront une joie de récupérer vos fripes ! Enfin, si aucune de ces solutions ne vous satisfait, vous pouvez toujours les donner sur des sites tels que donnons.org, ou les revendre sur LeBonCoin, Vinted, etc.

La filière du recyclage textile

Que deviennent vos vêtements une fois que vous les avez déposés dans une benne de recyclage ? En fonction de leur état, ils peuvent être donnés, revendus ou recyclés. Mais que fabrique-t-on avec du tissu recyclé ? Les possibilités sont nombreuses, allant de la fabrication de chiffons ou de vêtements à la conception de nouveaux matériaux d’isolation. Certains récupèrent même les semelles de chaussures pour les utiliser sur des aires de jeux pour enfants !

4. Aider les personnes dans le besoin

Enfin, recycler ses vêtements est une bonne solution pour ceux souhaitant aider les personnes les plus précaires, tout en créant de l’emploi.

Dons à des personnes défavorisées

Si vous choisissez de donner à des associations telles qu’Emmaüs ou la Croix-Rouge, vous contribuerez à aider les plus précaires en leur permettant de s’habiller pour moins cher. N’hésitez pas à vous renseigner autour de chez vous ! De nombreuses organisations caritatives sont là pour vous débarrasser du superflu et le redonner à des personnes sans domicile, par exemple.

Faire des dons de vêtements

Création d’emplois

D’après les chiffres fournis par le Relais, ce n’est pas moins de 2 200 emplois qui ont été créés en 30 ans ! Pour 10 conteneurs ajoutés sur le territoire français, c’est un nouvel emploi qui voit le jour. Ainsi, plus l’on recycle, plus il y a de travail localement. Bien souvent, ce sont aux personnes les plus en difficulté que ces emplois sont proposés : réfugiés, ressortissants de prison, personnes handicapées, etc. Elles ont alors plusieurs missions :

  • Trier manuellement les vêtements, du plus au moins usagé, en repérant les défauts, les tailles, etc. ;
  • Gérer la réception et le stockage des TLC.

Maintenant, vous connaissez toutes nos raisons de recycler ses vêtements ! En plus de limiter la pollution et le gaspillage, vous contribuerez à soutenir les plus démunis tout en vidant vos placards. Et vous, recyclez-vous ? Quelles sont vos raisons ? Dites-nous tout en commentaires !

Par Amandine Belledent