De nombreux conflits et des guerres civiles pourraient se développer dans les années 2030, à la suite de migrations importantes et du manque d’eau potable dans certaines régions du monde.

 

Un rapport des services de renseignement américains l’affirme, le réchauffement climatique va engendrer de nombreux dérèglements géopolitiques et déclencher des crises sans précédent. La montée des eaux dans certaines zones devrait compliquer encore la situation mondiale et déclencher des tensions entre les différents pays.

 

Un rapport alarmant des services de renseignement américains

 

La stabilité géopolitique mondiale est menacée par le réchauffement de la planète : c’est en tout cas ce qui ressort d’une enquête des services de renseignement américains, qui ont rendu un rapport très préoccupant, juste avant l’ouverture de la COP26.

 

Selon les résultats publiés, des tensions entre pays vont apparaître, du fait des choix de chacun pour lutter contre les émissions à effet de serre. Il s’ensuivra des concurrences stratégiques pour exploiter les sites de ressources naturelles. Des choix économiques devront être faits au niveau national et ils pourront aller contre les objectifs de l’Accord de Paris.

 

Les obligations migratoires découlant du réchauffement climatique s’accompagneront de difficultés à bénéficier d’eau potable, ainsi que d’eau pouvant constituer une source énergétique. Le rapport estime aussi qu’il est urgent de trouver des accords internationaux concernant les technologies solaires, pour éviter un investissement inégal qui pourrait déstabiliser l’ensemble des territoires.

La stabilité géopolitique mondiale est menacée par le réchauffement de la planète : des tensions entre pays vont apparaître. Les obligations migratoires découlant du réchauffement climatique s’accompagneront de difficultés à bénéficier d’eau potable, ainsi que d’eau pouvant constituer une source énergétique.

Les pays les plus exposés aux changements climatiques sont les moins avancés

 

À partir de 2040, certains pays vont, selon le rapport des services de renseignement américains, se retrouver dans une instabilité politique, risquant d’augmenter les guerres civiles. Onze pays ont été identifiés comme étant les plus exposés aux conséquences du changement climatique : l’Inde, la Corée du Nord, le Pakistan, la Birmanie, la Colombie, l’Irak, l’Afghanistan, le Nicaragua, le Honduras, Haïti et le Guatemala.

 

Tous ces territoires sont « extrêmement vulnérables aux effets physiques du changement climatique et n’ont pas la capacité de s’y adapter », selon le rapport, qui conseille aussi aux États-Unis de les aider pour ne pas nuire à leur propre sécurité. 

 

La puissance américaine est d’ailleurs déjà bien ancrée dans la région Indo-Pacifique, particulièrement fragile en raison de la future élévation des eaux. Cette présence a pour objectif avoué de contrer la montée en puissance de la Chine.

 

La montée des eaux devrait concerner des centaines de millions de personnes

 

Parallèlement au rapport américain, la revue Environmental Research a publié une étude portant sur le réchauffement climatique et ses conséquences sur le niveau des océans et des mers. Si l’on considère que les hausses de température seront égales à 1,5 °C d’ici 2030, la montée des eaux risque de submerger des territoires abritant plus de 500 millions d’habitants. Si l’augmentation est égale à 3 °C, ce sont 800 millions de personnes qui seront obligées de migrer. 

 

Les pays d’Asie (Japon, Philippines, Thaïlande, etc.) sont parmi les plus menacés et leur population pourrait être amenée à quitter certaines régions pour échapper à une montée inéluctable des mers et des océans.