Glasgow n’aura pas été le théâtre de grandes prises de conscience concernant l’avenir de la planète et le réchauffement climatique, l’ONU prévoit en conséquence une hausse de 2,7 °C des températures.

 

Les nombreux scientifiques, experts et analystes réunis en Écosse, sont restés concentrés sur les annonces issues des débats, essayant de calculer leur impact sur l’environnement. Les chiffres ne sont pas encore connus, mais ils sont loin des prévisions adoptées en 2015 lors de l’accord de Paris.

 

Des engagements insuffisants pour une hausse des températures égale à 1,5 °C

La conférence a duré un jour de plus, ce qui a permis de déposer d’ultimes négociations. En tout, 150 pays sur 196 se sont officiellement engagés. L’Inde est entrée dans l’histoire en promettant un accès à zéro émission de carbone d’ici 2070, tandis que 80 autres pays se sont engagés pour la neutralité carbone en 2050.

 

Même si ces mesures ne sont pas suffisantes pour espérer un gel du changement climatique, la hausse prévisible à la fin du siècle en 2015 atteignait 3,2 °C, alors qu’elle est estimée aujourd’hui à 2,7 °C. Comparés aux températures relevées à l’ère préindustrielle, ces chiffres sont à prendre avec précaution, car la méthodologie utilisée a changé depuis les accords de Paris.

 

La France, pour sa part, a attendu la toute fin du sommet pour s’engager à stopper le financement de la production d’énergies fossiles à l’étranger, lorsqu’elle est dépourvue de capture de carbone.

 

Neutralité carbone, des progrès insuffisants

La version finale du texte sur la fin de l’exploitation du charbon est moins contraignante pour les pays, même si elle parle explicitement d’énergies fossiles, ce qui n’était pas le cas auparavant. L’Inde et la Chine ont tout de même obtenu, juste avant le coup de sifflet final, que le texte adopté prévoie une « intensification des efforts », tandis que le texte de base évoquait une « disparition progressive du charbon ».

 

Cette issue désolante des négociations, vécue par de nombreux comme un échec mondial, a même ému aux larmes Alok Sharma, président de la COP 26, qui s’est dit « profondément désolé » de cet aboutissement.

 

Les promesses financières aux pays pauvres seront-elles tenues ?

Parmi les grandes interrogations à l’issue de la COP26 figure l’effort financier fourni par les pays riches pour venir en aide aux plus pauvres. La promesse d’aide de 100 milliards de dollars annuels n’ayant pas été tenue, les pays les plus touchés par les événements climatiques (canicule, sécheresse, tempêtes, etc.) ont demandé une compensation pour les dommages vécus.

 

Devant la rigidité des États-Unis, les pays en voie de développement n’ont pas eu d’autre solution que de céder, avec l’espoir que le dialogue sera poursuivi. La déception a été lourde à digérer pour des pays dont les millions d’habitants sont directement impactés par les changements climatiques.

 

Réseau Action Climat a également soutenu que les pays riches doivent davantage aider les pays pauvres, dans la mesure où ils sont « historiquement responsables des émissions de gaz à effet de serre ».